
Je ne surfe plus autant qu'avant. D'ailleurs, une partie de ce que j'ai présenté dernièrement au MIACS reflète cet éloignement de la pratique du surf. Une mise à distance que je traduis par un support taché de couleurs s'effaçant progressivement vers le blanc. S'y ajoutent une série d'énoncés au passé, évoquant des histoires rapportées dans un style indirect, des sensations perdues. J' ai tenté là une esthétique du souvenir en utilisant un minimum de couleurs diluées, comme un rêve qui s'estompe dans le blanc de l'oubli.